L’école doit-elle développer le plein potentiel des enfants?

Empruntée à la psychologie pop et à l’industrie (« potentiel industriel »), l’expression « développer son plein potentiel » est aujourd’hui omniprésente dans le discours sur l’éducation. Lors de l’assermentation des ministres, le premier ministre déclarait à RDI : le gouvernement s’engage à tout mettre en oeuvre pour « permettre à chaque enfant de développer son plein potentiel ». Son ministre de l’Éducation a depuis maintes fois répété la formule. Quel parent, quel enseignant, quel citoyen oseraient critiquer cet objectif ? Cela dit, quelle vision du rôle de l’école se cache derrière ce lieu commun répété comme un mantra ?

Le Devoir