Et si on enseignait l’hygiène numérique

7 h 30 du matin à mon collège. Une dizaine d’étudiants sont affalés sur des banquettes ou encore assis autour de petites tables rondes dispersées le long des corridors. À peine éveillés et le dos bien courbé, ils contemplent dans le plus parfait silence, et tous dans leur bulle, leur téléphone intelligent qu’ils maintiennent à 6 pouces de leur nez. M’activant pour faire des photocopies pour mon cours de 8 h, je passe et repasse dans le long corridor. Eux ne bronchent pas. Immobiles, ils semblent pétrifiés, hypnotisés par les images qui filent et défilent sur la petite surface de verre qu’ils caressent de l’index… 

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